ACTU-PFAC-93
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Monsieur le député et président du groupe d’amitié France-Comores à l’AN
Monsieur le président du conseil général de la Seine-St-Denis,
Monsieur le maire de Sevran et conseiller régional d’île de France,
Messieurs les vice-présidents du conseil général de la Seine-St-Denis,
Mesdames et messieurs les élus des différentes communes du département,
Monsieur le secrétaire général, représentant du gouverneur de l’île de Ngazidja,
Monsieur le président de la fédération des consommateurs comoriens
Mesdames et Messieurs les présidents des associations et des ONG partenaires,
Chers compatriotes, ici présents,


La PFAC 93 vous remercie d’avoir honoré son invitation. C’est un plaisir immense de vous retrouver dans cette ville de Sevran qui accueille tous les ans notre événement annuel. Nous tenons particulièrement à remercier la municipalité de Sevran de leur soutien à la solidarité avec les Comores. Nous vous sommes très reconnaissants, monsieur le maire, de prendre la cause comorienne comme la vôtre, et surtout de vous être rendus cette année aux Comores pour appréhender pourquoi la PFAC 93 s’attache au processus que nous avons tous mis en place avec le conseil général et l’île de Ngazidja.
Nous remercions tous nos partenaires, en particulier le groupe amitié France Comores à l’AN et les diverses municipalités pour leur soutien.

Vous me permettrez de remercier la direction de la PFAC 93 et les associations membres qui font preuve depuis plusieurs années du respect de notre engagement pris vis-à-vis de nos partenaires. 

Nous ne cesserons pas d’exprimer à chaque occasion notre reconnaissance à l’égard du conseil général qui s’est engagé avec nous depuis 2009 pour arriver à regrouper les associations autour d’une unique structure représentative et crédible.
La signature du protocole d’accord de coopération avec le gouvernorat de Ngazidja et de la convention avec la PFAC 93 demeurent aujourd’hui deux documents juridiques et administratifs favorable à un travail sérieux pour avancer avec plus d’envergure dans tous les domaines des projets annoncés lors des discutions initiales, à la mise en place de ce processus.
Nous aurions souhaité que cette base posée par les partenaires en Seine-St-Denis soit un véritable laboratoire devant servir à toute la communauté comorienne en France pour son organisation dans les différents territoires.

 

Madame, Monsieur,
Nos deux territoires se rapprochent de plus en plus par l’histoire mais aussi par la présence d’une forte communauté installée ici depuis des générations dont certains, d’entre nous, sommes devenus des élus de la république française. Des hommes et des femmes intègrés qui ont un attachement très fort à leur pays d’origine. Vous le savez très bien que nous ne cessons pas d’apporter notre concours pour son développement. C’est à ce point que votre volonté de nous appuyer à la création de ce partenariat équivaut à notre amitié et notre solidarité. Nous sommes bien contient que ce partenariat est une base juridique et administrative posée pour incarner un avenir durable. Il revient à chacune des parties engagées de prendre ses responsabilités pour sa pérennisation.
A ce titre, nous nous alignons avec tous les acteurs de la solidarité internationale chaque année pour rendre la semaine de la solidarité internationale, un événement qui nous situe dans un processus de solidarité soutenue et en adéquation avec nos engagements envers vous.
Nous axons notre travail sur l’aspect intégration afin de pousser nos associations à agir avec tous les acteurs de l’action publique dans les collectivités. Nous renforçons notre expérience à mener des actions communes avec les autres structures pour nous enrichir et marquer notre présence sur le terrain dans un esprit d’ouverture à l’égard de tous les partenaires. C’est pour cette raison que cette année 2014 des activités se réaliseront à Aubervilliers, le 22 et le 29 (parler du 29) et l’année 2015 à la Courneuve et ailleurs.
Dans ce domaine, nous souhaitons faire la place de la jeunesse une priorité. Il convient de soutenir la perspective d’une jeunesse ouverte, se reconnaissant du monde de la solidarité pouvant militer à leurs côtés et pour des valeurs humaines et du vivre ensemble. Une jeunesse encadrée et éduquée relève de notre travail commun, en tant que parents et citoyens conscients.
En 2013, nous avons lancé l’appel à l’organisation de l’ensemble de la communauté comorienne en France dans cette même salle. Cet appel a été entendu. Des initiatives sont prises par l’état comorien.
Des structures, ayant la même vocation que nous, nous ont invités à Marseille et à Lyon pour échanger et partager nos expériences. Les discutions partagés pour une meilleure organisation de la communauté sont très pertinents.
A ce propos, la PFAC 93 n’a pas la prétention de monopoliser cette ambition commune de la communauté mais elle a une satisfaction de son expérience modestement acquise grâce à l’appui du conseil général et des communes qui contribuent au travail de nos associations.
Pour nous assurer d’une collaboration et surmonter les obstacles relatifs à nos insuffisances, nous demeurons ouverts à tous ceux qui peuvent permettre de mettre au travail la potentialité que représente les comoriens de la Seine-St-Denis.
Pour ce là, nous avons signé des conventions avec Planète-Finance et la Fédération des Consommateurs Comoriens (remerciement à son pdt présent) pour des actions concrètes, en France et aux Comores (saluer la présence de Dr Bakri et Dr Ahmed OULEDI). Nous avons eu l’adhésion d’une structure qui œuvre pour les formations professionnelles aux Comores et dans l’océan indien. Les associations comoriennes adhèrent de plus en plus dans notre organisation.
Madame, Monsieur
La potentialité que représente notre communauté dans le département est énorme. C’est une chance qui peut se conjuguer avec ce partenariat au profit du développement des Comores mais vous comprenez bien que nous ne pouvons pas substituer aux autorités comoriennes.
Bien sûr, notre activité consiste à mettre l’accent à l’appui au développement de notre pays. Deux de nos associations (RASMI et FAN de France) ont obtenu des fonds du PFCC pour leurs projets à Ngazidja. Beaucoup même de nos associations se sont créées pour soutenir le développement de nos localités d’origine. Des dispositifs existants peuvent permettre au financement de certains projets de nos associations, c’est le cas du PFCC et du FORIM ainsi que d’autres.
En l’état actuel, tant que le gouvernorat de Ngazidja, signataire de notre partenariat ne propose pas des missions à remplir ensemble, la PFAC 93 se limiterait à ses missions de bases convenues avec les partenaires en France.
Madame, Monsieur,
Le protocole d’accord de coopération décentralisée signé le 30 septembre 2011 est arrivé à terme en septembre dernier 2014. A ce jour, nous ne sommes pas convenus à une évaluation de l’exercice achevé alors que les enjeux liés à l’avenir nécessitent une analyse rétrospective du processus. Pour cela nous nous posons aussi beaucoup des questions sur l’avenir de ce dispositif qui nous mobilise à la veille des reformes des collectivités territoriales.
Chers amis, membres des associations,
La volonté de nos partenaires nous encourage énormément mais nous avons l’obligation de mesurer combien notre structure incarne pour l’avenir de notre communauté très morcelée un espoir. En conséquence nous n’avons qu’une seule alternative. Celui d’œuvrer collectivement et de contribuer positivement pour relever les défis liés à l’avenir de nos pays, la France et les Comores.

 

Je vous remercie

 

Mr IBRAHIM Abdillah,
Le coordinateur général de la PFAC 93

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